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Tarif Impact ORES à Celles : est-ce rentable pour vous ?

Depuis le 1er janvier 2026, un nouveau tarif de distribution est disponible en Wallonie : le tarif Impact. Il ne vient pas de votre fournisseur mais du gestionnaire de réseau, et il change la logique de facturation. Vous ne payez plus le transport de l’électricité au même prix toute la journée. Pour un ménage de Celles qui recharge une voiture électrique dans son garage, l’écart n’est pas anecdotique. Pour d’autres, le passage n’a aucun intérêt. Voici comment faire la différence, et surtout ce que ça implique dans votre installation.

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Faire le point sur mon installation à Celles

En bref

  • Le tarif Impact découpe la journée en trois plages : ECO (1h-7h et 11h-17h), MEDIUM (7h-11h et 22h-1h) et PIC (17h-22h).
  • Il faut un compteur communicant avec la fonction communicante activée et une puissance de raccordement inférieure à 56 kVA.
  • Le changement se demande auprès de votre fournisseur, pas auprès d’ORES.
  • Il n’est intéressant que si vous pouvez réellement déplacer une grosse consommation : voiture électrique, chauffe-eau, pompe à chaleur.
  • Sans borne pilotable, sans horloge sur le ballon ou sans programmation de la PAC, le gain reste théorique.
  • En parallèle, les horaires du bihoraire ont changé au 1er janvier 2026, week-end compris.

Ce qui a changé au 1er janvier 2026 dans le Tournaisis

Deux choses différentes, souvent confondues par nos clients.

Premièrement, le tarif bihoraire classique a été réécrit. Selon la CWaPE, les heures creuses couvrent désormais 22h-7h et une nouvelle plage 11h-17h, les heures pleines s’appliquant de 7h à 11h et de 17h à 22h. Nouveauté qui surprend beaucoup de monde : ce découpage s’applique 7 jours sur 7. Le week-end n’est plus intégralement en heures creuses.

Deuxièmement, un tarif supplémentaire est apparu : le tarif Impact. Il est optionnel. Si vous ne demandez rien, vous restez sur votre tarif actuel, monohoraire ou bihoraire.

Conseil du professionnel

Avant toute chose, sortez une facture d’électricité et repérez le nom du gestionnaire de réseau ainsi que votre tarif actuel. C’est la seule façon de comparer sur une base sérieuse. Beaucoup de gens croient être en bihoraire alors qu’ils sont en monohoraire depuis un déménagement.

Le tarif Impact, concrètement

Le principe est simple : le réseau coûte cher à renforcer aux heures où tout le monde consomme en même temps. Entre 17h et 22h, les ménages rentrent, allument le four, l’éclairage, la machine, et branchent la voiture. Le tarif Impact rend cette plage plus chère et récompense ceux qui consomment ailleurs.

Plage Horaires Niveau de coût réseau Usages à y placer
ECO 1h-7h et 11h-17h Le plus bas Recharge du véhicule, ballon d’eau chaude, lave-linge, sèche-linge
MEDIUM 7h-11h et 22h-1h Intermédiaire Usages courants du matin
PIC 17h-22h Le plus élevé À éviter pour les gros appareils

ORES publie un exemple chiffré pour situer l’ordre de grandeur : une famille de quatre personnes sans production solaire et sans pompe à chaleur, avec un véhicule électrique parcourant 20 000 km par an, consomme environ 6 060 kWh par an. En rechargeant 80 % du véhicule pendant les heures ECO, le gestionnaire annonce une économie de l’ordre de 224 € par an sur les frais de distribution par rapport au monohoraire, et d’environ 64 € par rapport au bihoraire. Ces valeurs sont indicatives et dépendent du profil de chacun.

Retenez surtout la hiérarchie : l’écart est net face au monohoraire, plus modeste face au nouveau bihoraire. Si vous êtes déjà en bihoraire et que vous n’avez pas de voiture électrique, le jeu en vaut rarement la chandelle.

Qui a réellement intérêt à basculer

Sur le terrain, on voit trois profils qui gagnent quelque chose, et deux profils pour qui c’est du bruit.

Les profils gagnants

  • Voiture électrique rechargée à domicile. C’est le cas d’école. Une recharge nocturne programmée entre 1h et 7h tombe entièrement en ECO.
  • Chauffe-eau électrique ou boiler. Un ballon de 200 litres consomme facilement 1 500 à 2 000 kWh par an. Déplacé en ECO, c’est du gain récurrent sans effort.
  • Pompe à chaleur avec inertie. Une PAC couplée à un plancher chauffant peut charger la maison en journée, sur la plage 11h-17h, et lever le pied en soirée.

Les profils pour qui c’est neutre

  • Ménage sans gros poste déplaçable. Éclairage, TV, frigo et box internet représentent des consommations trop faibles et trop étalées pour bouger la facture.
  • Foyer où personne n’est là en journée et sans automatisation. Sans programmation, la consommation retombe naturellement sur la plage PIC, la plus chère.
Erreur fréquente

Changer de tarif d’abord et adapter l’installation plus tard. On a vu des clients passer au tarif Impact en janvier et continuer à brancher la voiture à 18h30 en rentrant du travail, donc en pleine plage PIC. Résultat : une facture de distribution plus élevée qu’avant. L’ordre logique est l’inverse : on rend l’installation pilotable, puis on change de tarif.

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Ce que ça change dans votre installation électrique

C’est ici que notre métier intervient. Un tarif horaire ne produit aucune économie tant que les appareils ne suivent pas les horaires. Quatre points reviennent systématiquement.

1. La borne de recharge doit être programmable

La plupart des bornes récentes permettent de définir une plage de charge, via l’application du constructeur ou via la voiture elle-même. Sur une installation plus ancienne, ou sur une simple prise, cette souplesse n’existe pas. C’est un des arguments qui font pencher la balance vers une vraie borne plutôt qu’une prise renforcée, comme nous l’expliquons dans notre article sur le choix entre prise renforcée et borne de recharge à Celles.

2. Le ballon d’eau chaude a besoin d’un pilotage propre

Historiquement, beaucoup de ballons étaient asservis au signal de nuit du compteur bihoraire. Avec le nouveau découpage horaire, ce câblage mérite d’être revu. Un contacteur avec horloge programmable, installé dans le tableau, permet de fixer précisément les créneaux de chauffe. C’est une intervention courte, à faire réaliser par un électricien : on touche à un circuit de puissance dans le tableau.

3. La pompe à chaleur doit être réglée, pas seulement installée

Une PAC bien dimensionnée avec un émetteur à inertie tolère très bien un décalage horaire. Encore faut-il que la régulation soit paramétrée pour cela. Nous abordons la partie électrique de ce sujet dans notre guide sur le raccordement d’une pompe à chaleur à Tournai.

4. Le tableau doit encaisser l’ensemble

Concentrer la borne, le ballon et la PAC sur une même plage horaire crée un appel de puissance simultané. Sur un raccordement monophasé de 40 A, cela finit par déclencher le disjoncteur général. Deux réponses possibles : décaler légèrement les départs entre eux, ou revoir le raccordement. Le RGIE encadre par ailleurs les sections de câble, les protections différentielles et les circuits dédiés pour ces équipements. Une installation qui n’était déjà pas conforme le sera encore moins avec trois gros consommateurs supplémentaires.

Vous avez des panneaux solaires ? Le point de vigilance

Si vous êtes prosumer et que vous bénéficiez encore de la compensation, la question mérite d’être posée avant de signer. ORES précise que le maintien de la compensation dépend de l’offre commerciale intégrant le tarif Impact proposée par votre fournisseur. Autrement dit, la réponse n’est pas la même chez tous les fournisseurs, et c’est à eux qu’il faut la demander par écrit.

Pour les installations photovoltaïques mises en service avant le 1er janvier 2024, ORES transmet au fournisseur les données compensées par plage horaire, c’est-à-dire la différence entre l’injection et le prélèvement sur chaque plage.

Dans les faits, ce sujet renforce l’intérêt de l’autoconsommation directe. Produire à midi et consommer à midi reste la stratégie la plus simple, quel que soit le tarif retenu. C’est le raisonnement que nous détaillons dans notre article sur l’autoconsommation solaire à Celles, et c’est aussi ce qui pousse certains foyers à envisager une batterie de stockage.

Ce qu’on recommande sur le terrain

Ne prenez pas la décision sur base d’une brochure. Relevez vos consommations réelles sur douze mois, identifiez vos deux plus gros postes, puis regardez honnêtement si vous pouvez les décaler sans dégrader votre confort. Si la réponse est non, restez où vous êtes. Un tarif ne remplace pas une installation adaptée.

Comment passer au tarif Impact, étape par étape

  1. Vérifiez votre compteur. Il doit s’agir d’un compteur communicant, avec la fonction communicante activée. Si vous avez encore un compteur à disques, la demande de remplacement se fait auprès d’ORES.
  2. Vérifiez la puissance de raccordement. Le tarif Impact vise les raccordements inférieurs à 56 kVA, ce qui couvre l’immense majorité des habitations.
  3. Simulez. Un simulateur public existe sur tarifimpact.be pour comparer les trois formules selon vos habitudes.
  4. Préparez l’installation. Borne programmable, horloge sur le ballon, régulation de la PAC, contrôle du tableau. C’est l’étape que la plupart des gens sautent.
  5. Demandez le changement à votre fournisseur. C’est lui qui transmet la demande et assure la coordination avec le gestionnaire de réseau.

Planifier un audit de mon tableau électrique

Questions fréquentes

Le tarif Impact est-il obligatoire en Wallonie ?

Non. C’est une option entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Si vous ne faites aucune démarche, vous conservez votre tarif actuel, monohoraire ou bihoraire.

Quelles sont les heures les moins chères avec le tarif Impact ?

Les plages ECO, soit de 1h à 7h du matin et de 11h à 17h. Les heures les plus chères, dites PIC, se situent entre 17h et 22h.

Faut-il un compteur communicant pour y accéder ?

Oui, avec la fonction communicante activée, et une puissance de raccordement inférieure à 56 kVA. La demande de placement d’un compteur communicant se fait gratuitement auprès d’ORES.

Combien peut-on économiser réellement ?

Tout dépend de votre capacité à déplacer vos consommations. L’exemple publié par ORES, basé sur un ménage avec véhicule électrique rechargé à 80 % en heures ECO, évoque environ 224 € par an face au monohoraire et 64 € face au bihoraire. Ces montants sont indicatifs et ne concernent que les frais de distribution.

Est-ce intéressant sans voiture électrique ?

Rarement, sauf si vous avez un chauffe-eau électrique important ou une pompe à chaleur que vous pouvez programmer. Sans poste de consommation déplaçable, le gain reste marginal.

Je garde ma compensation prosumer si je change de tarif ?

ORES indique que le maintien de la compensation dépend de l’offre commerciale intégrant le tarif Impact proposée par votre fournisseur. Posez la question par écrit à votre fournisseur avant de valider quoi que ce soit.

Puis-je programmer moi-même mon ballon d’eau chaude ?

La programmation d’un contacteur ou d’une horloge se situe dans le tableau électrique, sur un circuit de puissance. Cette intervention doit être réalisée par un électricien, pour des raisons de sécurité et de conformité RGIE.

Un avis d’électricien avant de changer de tarif

FF Elec est un électricien agréé basé à Templeuve, actif dans tout le Tournaisis et le Mouscronnois : Celles, Tournai, Kain, Pottes, Frasnes, Dottignies, Mouscron et les communes voisines. Nous intervenons chez les particuliers comme chez les professionnels, sur l’installation et la mise en conformité électrique, les bornes de recharge, le photovoltaïque, les batteries et les pompes à chaleur.

Un doute sur votre tableau, votre borne ou le pilotage de votre ballon ? Appelez-nous au +32 495 56 77 21 ou passez par le formulaire de contact. Nous regardons votre situation réelle avant de vous conseiller quoi que ce soit.

Sources : ORES, page « Impact, un nouveau tarif pour les consommateurs flexibles » ; CWaPE, communiqué de presse du 4 novembre 2025 sur les changements tarifaires 2026. Les montants cités sont des exemples publiés par le gestionnaire de réseau et varient selon chaque situation.